2 Jours de trekking à Sapa (Au chaud)

Après notre superbe croisière dans les baies d’ha long et de bai tu long, nous avions optimisé notre trajet pour rejoindre Sapa en quelques heures seulement (choisissant une fois n’est pas coutume, les options les moins bon marché mais les plus efficaces). Le but étant de faire un treck  de 2 jours dans les villages autour de Sapa à la rencontre des minorités et cela avant que notre visa arrive à expiration.

Sapa O’cho, le trekking éthique

Nous sommes donc passé par la très réputée association Sapa O’cho pour réserver un tour assez cher (60 $USD/pers) de deux jours (Red Dao).

Oui mais voilà Sapa O’cho à aussi une dimension éthique, ce qui nous intéressait au plus haut point. Ils œuvrent pour la scolarisation des plus jeunes et embauche des guides qui autrement aurait vendu de l’artisanat (hum hum) dans les rues. C’est donc les sacs à dos plein de cahiers et de crayons que nous sommes arrivés à Sapa (après avoir vérifié préalablement avec eux ce dont ils avaient besoin en ce moment) que nous avons laissé à l’association.

Sapa O’cho est très très bien organisé, arrivés par le train de nuit entre Ha noi et Lao Cai, nous avons été attrapés à la gare pour monter à Sapa, avons pris un solide petit déjeuner, une douche pour se sentir propres, puis c’était l’heure du départ. Au programme, Sapa, Ma tra, Ta phin (où le homestay est prévu), Trung chai.

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 Les premières heures de marche

La randonnée se déroule à un rythme plutôt cool, nous qui craignions un peu de ne pas suivre facilement, il semble que nous devions attendre la guide qui trouve qu’il fait trop chaud pour se presser 🙂 Ça va on y arrivera ! Les cinq heures de marche pour rejoindre notre homestay sont idylliques, des rizières en étages à en perdre la tête, du rouge, du vert tendre et des paysages très contrastés. La nourriture est à la hauteur aussi avec une pause gargantuesque à l’entrée de Sa phin qui est sûrement le village le plus étendu que je connaisse. Ils auraient presque voulu nous forcer à finir les plats (riz, porc, poulet, rouleaux de printemps, liseron, etc…).

Découverte de l’indigo

Frédéric qui comme d’habitude ne peut pas résister à faire le pitre, se laisse convaincre de broyer dans ces mains des feuilles d’Indigo… Le résultat bien qu’un peu verdâtre au début vire au bleu foncé en séchant et Fred devient l’attraction du coin ! Les petits ont alors peur de lui serrer la main mais sont très intrigués alors que les vieilles du village rigolent sous cape 😉 Pour la petite histoire l’indigo est utilisé pour teindre les vêtements des indigènes (bathik) mais aussi un temps pour nos jeans avant les colorants industriels.

Nuit, repas et bain au homestay Red Dao

 

Arrivés au homestay, une bonne douche, une balade pour prendre des photographies avec une lumière moins agressive, puis c’est l’heure du repas. Là encore, profusion de plats et de nourriture. Impossible de tout finir. Notre hôte, visiblement un gai luron, nous remplit notre verre d’un genre d’alcool de riz maison dès que l’on approche de la fin. D’ailleurs nous remarquerons qu’il ce sert à sa propre bouteille personnel et que le liquide à l’air beaucoup moins aqueux que le notre… Je n’ose même pas imaginer 🙂

Juste avant d’aller se coucher, nous avons droit à un bain traditionnel à base d’herbes. Plongés jusqu’au cou dans des tonneaux remplies d’eau chaude très odorante, nous nous relaxons comme des pachas d’occidentaux que nous sommes. Autant vous dire que derrière nous dormons comme des bébés.

Petite histoire des peuples indigènes

Le lendemain matin nous continuons la route tranquillement, en discutant un peu plus avec notre guide Chi, elle est mariée (ce que l’on peut deviner à son énorme collier en argent qui chez les Hmong noirs dont elle fait partie remplace l’alliance) et à  trois enfants. Ses parents étaient des cultivateurs de riz et de maïs qui ont eu cinq enfants et leur laissait le riz pour qu’ils grandissent mieux. Nous apprenons aussi beaucoup sur les Red Dzao l’autre ethnie de la région, notamment sur l’origine de la coiffe rouge que les femmes mariés portent toutes. Un jour une d’entre elle a perdu un cheveu dans un plat qu’à mangé un roi de leur groupe, et il en mourut. Depuis ce jour toutes femme mariée doit porter ce foulard sur la tête. Mais les Hmong noires ne sont pas en reste, elles portent des espèces de  guêtres en velours noir sur leur mollets, plus par côté esthétique car dans l’ancien temps on se moquait d’elles à la ville (Sapa donc) car elles avaient des jambes très squelettiques. Ouais mais par cette chaleur…? En plus notre guide à des mollets comme vous et moi ! Vous y réfléchirez la prochaine fois avant de vous moquer de quelqu’un !! Par contre nous remarquons aussi que les hommes ne sont a priori touchés par aucune coutume de ce type et sont très peu présents (ils passent visiblement le plus clair de leur temps dans les rizières).

Départ pour le Laos

Retour à Sapa nous prenons un hôtel pour la nuit car nous voulons faire le trajet suivant vers Dien Bien Phu de jour pour profiter des montagnes. Du coup c’est l’occasion d’une balade autour du charmant lacounet de la ville et des emplettes souvenirs auprès des vendeuses d’artisanat de la ville. Mais maintenant nous pouvons acheter sans crainte, Chi nous ayant expliqué beaucoup de choses sur l’artisanat et montré comment elle travaillait le soir pour faire des pochettes.  Après une bonne nuit de sommeil bien méritée nous prenons un mini van en direction de Dien Bien Phu, qui sera une étape pour passer au Laos.

Séjour rapide au Laos
La Baie d'HaLong et Ba Tu Long Baie

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